Economie, finances et monnaie - Fiscalité
L’introduction d’une taxe sur les transactions financières, une idée qui fait débat en Europe et au Luxembourg


Depuis le début de la crise, l’idée d’introduire une taxe sur les transactions financières, perçue par beaucoup comme un juste retour des choses à l’encontre d’un monde de la finance jugé responsable de bien des maux, fait son chemin. Dans les opinions, comme en témoigne la progression de l’adhésion à une telle idée dans les Eurobaromètres, auprès d’un certain nombre d’organisations issues de la société civile, syndicats en tête, mais aussi auprès des politiques.

Le Parlement européen a ainsi été une des premières institutions à en soutenir l’idée, tandis que certains La Commission européenne a mis sur la table une proposition de taxe sur les transactions financières le 28 septembre 2011gouvernements s’en sont eux aussi fait les défenseurs, notamment au Conseil européen. La Commission a mis sur la table, fin septembre 2011, une proposition visant à introduire une telle taxe au niveau de l’UE, l’idée étant qu’elle puisse abonder le budget de l’UE dans le prochain cadre financier pluriannuel 2014-2020.

Pour autant, l’idée fait débat.

Un grand nombre de questions ont émergé en effet des discussions qui ont ponctué le débat sur la question au fil des mois. A quelle échelle faut-il appliquer une telle taxe : au niveau mondial, au niveau du G20, au niveau de l’UE, au niveau de la zone euro ? Quel taux appliquer, et sur quel type de transactions ? A quoi doivent servir les ressources ainsi collectées ? Quelles seront les conséquences d’une telle taxe ?

Autant de questions cruciales pour le Luxembourg qui, du fait de l’importance de sa place financière, mais aussi du souci de justice sociale défendu par nombre d’acteurs importants du spectre politique, semble offrir le terrain idéal à un débat particulièrement vif sur le sujet.

Europaforum.lu est allé puiser dans ses archives pour retracer dans ce dossier les prises de position plus ou moins tranchées affichées dans la presse, à la Chambre, au Conseil, au Parlement européen et ailleurs. Un dossier à suivre, car la question continue de faire l’actualité.