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Environnement
Directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires - Le collège échevinal de la Ville de Luxembourg s’explique sur le retard pris la construction du collecteur qui reliera la station d’épuration de Bonnevoie à celle de Beggen
14-02-2012


Suite au reportage de RTL sur les obligations du Luxembourg d’assurer un traitement approprié des eaux usées en vertu d’une directive datant de 1991, un dossier sur lequel la CJUE a été saisie une deuxième fois en octobre 2011, le collège échevinal de la Ville de Luxembourg a décidé de faire le point, par voie de communiqué, dans l’après-midi du 14 février 2012.Ville de Luxembourg

Parmi les quatre communes qui ne remplissent pas encore tous les critères requis par la directive européenne, figure en effet la Ville de Luxembourg et plus précisément la station d'épuration de Bonnevoie. Afin d'assurer le traitement conforme des eaux usées de ce quartier, un collecteur qui les transportera vers la station d'épuration de Beggen est actuellement en construction.

"Ces travaux ont commencé début 2012 et la fin des travaux est prévue pour 2016", souligne le communiqué du collège échevinal qui précise qu’à l'achèvement de ces travaux, la Ville de Luxembourg sera entièrement conforme aux exigences de la directive européenne.

"Les premières démarches pour réaliser le projet de construction du collecteur d'eaux usées reliant la station d'épuration de Beggen et la station d'épuration de Bonnevoie remontent à 12 ans", rappellent les membres du collège qui expliquent la durée de la phase de préparation "par l'envergure du projet et les multiples études qui ont dû être réalisées avec le but de mener le projet à bien".

Mais les membres du collège échevinal insistent aussi sur le fait que "de nombreux retards ont été causés par des éléments hors l'influence de la Ville, tels que le retard pris dans la mise à disposition par l'Etat des moyens financiers nécessaires, véritable coup d'envoi du projet, les négociations avec les divers propriétaires de terrains en relation avec les droits de passage qui ont duré 3 ans, délais liés à l'obtention des différentes autorisations et permissions prévues par la législation, indispensables à la réalisation du projet et finalement un recours en justice contre la décision d'adjudication qui s'est étendue entre décembre 2009 et octobre 2011".