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Emploi et politique sociale - Opinion
Eurobaromètre sur le climat social – La ligne de partage entre les pays les plus riches et ceux qui ont plus de difficultés se fait de plus en plus nette dans les préoccupations de leurs opinions publiques respectives
17-10-2011


La Commission européenne a publié le 17 octobre 2011 une nouvelle enquête Eurobaromètre (EBS 370) portant sur le climat social dans l’Union européenne. Ce troisième Eurobaromètre spécial sur le climat social fait suite à deux enquêtes précédentes effectuées en 2009 et 2010.eurobarometer

Elle vise à suivre l’évolution du bien-être subjectif des citoyens européens, et a été réalisée en juin 2011 parmi les citoyens des 27 États membres de l’Union européenne. Les personnes interrogées devaient donner leur avis sur leur situation personnelle et sur la situation économique et sociale nationale, et exprimer leurs sentiments à l’égard des mesures prises par leur gouvernement dans différents domaines, notamment les soins de santé et les retraites.

Dans son rapport, la Commission relève que, si les citoyens demeurent pessimistes lorsqu'ils jugent de la situation générale de leur pays, ils semblent considérer que la situation économique s'améliore et sont pour une bonne part satisfaits et optimistes en ce qui concerne leur situation personnelle. Cette évaluation globalement positive de la vie en général est meilleure que celle observée lors de la vague d'analyses de 2010, même si l’enquête de 2011 révèle que les citoyens jugent le coût de la vie quotidienne plus élevé que l'année dernière.

Les résultats montrent également que l’aspect dont les Européens sont le plus mécontents est la manière dont on lutte contre les inégalités et la pauvreté dans leur pays; seuls les répondants du Luxembourg ont donné une note positive à ce sujet, tandis que les citoyens habitant en Grèce, en Lettonie, en Lituanie et en Roumanie se sont montrés les moins satisfaits.

L'enquête fait état d'importantes variations entre les pays, reflet des différences entre les institutions et les politiques nationales ; les habitants des pays nordiques et du Benelux, et donc du Luxembourg (à  l’exception du coût du logement), sont les plus satisfaits de leur situation personnelle. Les répondants grecs affichent au contraire une mine des plus sombres. On peut relever par ailleurs un optimisme qui se distingue en Estonie.

Mais, comme l’a relevé le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, László Andor, l’enquête met en évidence l'élargissement du fossé entre les différents pays par rapport à 2010, la situation s'améliorant dans les pays plus riches et se dégradant dans ceux situés au bas de l'échelle.

La vie en général

De façon générale, la vision que les Européens ont de leur vie est assez positive, note le rapport, qui relève même un léger mieux par rapport à l’enquête précédente. Comme en 2010, la situation apparaît aux yeux des sondés moins favorable qu’il y a cinq ans, même si le rapport fait état d’un timide regain d’optimisme quant à l’évolution de la situation au cours des 12 derniers mois.

Au Luxembourg, 48 % des répondants continuent de considérer, comme en 2010, que les choses se sont améliorées par rapport à il y a cinq ans, contre 15 % (+1) qui considèrent qu’elles se sont détériorées. 37 % des répondants du Luxembourg estiment que les choses n’ont pas évolué en cinq ans. Au niveau de l’UE, le rapport est inversé puisque 30 % (- 2) des répondants estiment que les choses se sont détériorées, contre 28 % (+1) qui considèrent qu’elles se sont améliorées en cinq ans.

Au Luxembourg, le taux de satisfaction par rapport à la situation actuelle compte parmi les plus hauts puisqu’il atteint, sur une échelle allant de – 10 à + 10, 6,2 points, arrivant donc juste derrière le Danemark (7,5), la Suède (6,8) et les Pays-Bas (6,5), et se caractérisant par une hausse de 0,5 point par rapport à 2010. Dans l’UE, cet indicateur a connu en moyenne une hausse de 0,4, mais le taux de satisfaction est de l’ordre de 3,5 points. Quatre pays affichent des taux de satisfaction négatifs, à savoir la Roumanie et la Bulgarie (-0,9), la Hongrie (-0,3) et la Grèce (-0,1). Dans trois de ces pays, on note cependant une nette tendance à la hausse du taux de satisfaction, la Hongrie faisant là exception. Le taux de satisfaction des sondés du Grand-Duché atteint donc 96 % (avec un recul de 2 points toutefois par rapport à 2010), quand la moyenne de l’UE est à 81 % (+2).

Quant aux attentes pour les douze prochains mois, les répondants du Grand-Duché se montrent plus optimistes que la moyenne européenne. En effet, 33 % des répondants s’attendent à ce que les choses s’améliorent (+3), tandis que 8 % seulement (- 5) craignent qu’elles ne s’aggravent. Une large majorité des répondants du Luxembourg et de l’UE (57 %) reste donc convaincue que les choses ne changeront pas. Au niveau de l’UE, ce sont 26 % (+1) des sondés qui s’attendent à des jours meilleurs, contre 14 (-2) qui craignent que les choses ne s’assombrissent. La Suède et l’Estonie affichent un net optimisme (45 et respectivement 41% de sondés attendent de meilleurs jours), tandis que la Grèce est franchement pessimiste pour les douze prochains mois (49 % des répondants pensent que les choses iront moins bien dans un an). On peut noter la plus grande variation en Hongrie où les optimistes sont passés de 30 % des répondants en 2010 à 16 % en 2010, la plupart de ceux qui ont changé de sentiment étant allés grossir les rangs des pessimistes qui sont donc 29 %.

La situation de l’économie

Pour ce qui est de l’appréciation que les sondés ont de la situation actuelle de l’économie, on sent poindre un regain d’optimisme, même si une large majorité (67 %) considère la situation mauvaise. 30 % des répondants estiment qu’elle est bonne, alors qu’ils n’étaient que 24 % il y a un an. Dans ce panorama qui reste cependant sombre, le Luxembourg apparaît comme le pays où le taux de satisfaction est le plus élevé : 85 % des répondants jugent la situation très bonne (13 %, +5) ou bonne (72 %, +6). La poussée d’optimisme a donc atteint 11 points au Luxembourg. Dans d’autres pays, comme la Belgique et l’Allemagne, on assiste à une flambée d’optimisme de 27 et respectivement 30 %, au point, en Belgique que le rapport s’est inversé entre satisfaits et mécontents en l’espace d’un an. On sent clairement une ligne de partage entre les pays où la situation économique est perçue comme satisfaisante par une majorité (Benelux, Allemagne, Autriche et pays nordiques) et tous les autres où, au contraire, domine l’inquiétude, de façon souvent très nette. En Grèce, l’humeur est au plus noir : 100 % des sondés hellènes jugent la situation mauvaise.

La majorité des répondants (68 %, -7) juge que, par rapport à il y a cinq ans, la situation économique s’est dégradée, contre 17 % (+1) qui pensent qu’elle n’a pas changé et 12 % (+6) qu’elle s’est améliorée. Irlande (92 %), Espagne (93 %), Grèce (97 %) et Portugal, (89 %) quatre pays violemment frappés par la crise, sont les pays où l’impression que la situation économique s’est détériorée est la plus partagée. Au Luxembourg, cette évaluation est faite par 51 % des sondés (-14), 15 % (+5) des répondants jugeant que les choses se sont améliorées tandis que 28 % (+7) n’ont pas noté d’évolution. On peut observer un mouvement spectaculaire d’opinion en Allemagne où le nombre de personnes étant d’avis que la situation s’est dégradée est passé de 70 % en 2010 à 23 % cette année. En Suède, ce chiffre est passé de 49 à 23 % dans la même période, ce qui fait de la Suède le seul pays où la moitié des répondants pensent que les choses se sont améliorées.

Pour ce qui est des perspectives, 40 % (+5) des Européens disent ne pas attendre de changement de la situation économique dans les 12 mois à venir et ils sont 36 % (-4) à craindre une dégradation. Seuls 20 % des sondés (-1) escomptent une amélioration. On observe pour ce qui est des attentes peu ou prou la même ligne de partage qu’en ce qui concerne l’évaluation de la situation actuelle, le Luxembourg appartenant ainsi au groupe de pays où les optimistes sont plus nombreux que les pessimistes (28 %, +4 contre 20 %, -10) avec l’Estonie, championne de l’optimisme (43 %, 4 contre 20 %, -7), mais aussi le Danemark, les Pays-Bas, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne et la Suède où il faut cependant noter le net recul d’optimisme, les sondés escomptant une amélioration de la situation économique étant passé en un an de 51 à 25 %.

La situation de l’emploi

 Comme pour la situation de l’économie, on peut observer une amélioration de l’opinion pour ce qui est de la situation de l’emploi. Mais reste que 73 % (-7) des Européens jugent encore la situation mauvaise. Ils sont 24 % (+6) à la trouver bonne. Dans dix pays cependant, plus de 9 sondés sur 10 estiment que la situation est mauvaise : Bulgarie, Irlande, Grèce, Espagne, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Portugal, Roumanie et Slovénie. Avec 68 % (+10) de répondants qui trouvent la situation bonne, le Luxembourg est, avec l’Autriche et les Pays-Bas, dans les pays affichant le meilleur climat de l’opinion sur le terrain de l’emploi. En Allemagne, l’opinion s’est retournée sur cette question en l’espace d’un an, le nombre de personnes jugeant la situation bonne ayant grimpé de 28 à 56 % entre 2010 et 2011.

La majorité des sondés de l’UE (64 %) jugent que la situation de l’emploi s’est dégradée par rapport à il y a cinq ans, un chiffre qui a baissé de 9 points par rapport à 2010. Au Luxembourg, cette impression est partagée par 56 % des répondants. L’Allemagne se distingue sur ce terrain de l’emploi comme le seul pays affichant un nombre de personnes ayant vu une amélioration au cours des cinq dernières années supérieur à celui de ceux qui ont vu une détérioration (45 contre 23 %). Un résultat qui est là aussi le fruit d’un retournement impressionnant de l’opinion puisqu’en 2010, le rapport était à l’inverse de 60 % qui voyaient une détérioration et 9 % une amélioration.

Pour ce qui est des perspectives, les avis sont partagés : 41 % (+5) des sondés n’attendent pas de changement pour l’année à venir, 33 % (-7) craignent une détérioration et 21 % (+2) espèrent une amélioration. En Grèce 86 % (+3) des répondants s’attendent à une dégradation de la situation de l’emploi, un avis partagé par un sondé sur deux dans cinq autres pays : le Portugal (69 %, +13), l’Irlande (58 %, +5), Chypre (58 %, +4), la Slovénie (54 %, +7) et la Roumanie (53 %, -11). Au Luxembourg, la part de ceux qui s’attendaient au pire l’an dernier a reculé de 15 points pour atteindre 23 % des sondés. Le Grand-Duché compte ainsi désormais parmi les quelques pays où les optimistes (26 %, +5) sont plus nombreux que les pessimistes en matière d’emploi, la part belle revenant cependant à ceux qui n’attendent pas de changement (47 %, +11).

Le lieu de résidence

Quand on leur demande de juger l’endroit où ils habitent, les Européens se montrent satisfaits pour 88 % d’entre eux, un taux qui atteint les 98 % en Finlande, 97 % en Suède et 95 % au Luxembourg. C’est en Grèce que les sondés sont les moins nombreux à se dire satisfaits du lieu où ils habitent, puisqu’ils sont 68 % seulement.

Par rapport à il y a cinq ans, une grande majorité ne voit pas de changement (UE : 60 %, LU : 64 %) sur ce point, un chiffre qui, dans l’UE, n’a pas bougé par rapport à l’an dernier, mais qui en revanche a gagné du terrain (+ 9) au Luxembourg, au détriment de ceux qui estiment que la situation s’est améliorée. Ils étaient en effet 37 % à répondre la sorte en 2010 contre 29 % en 2011. Là encore, ce sont les chiffres de la Grèce qui se démarquent nettement, 57 % des répondants hellènes (+16), considérant en effet que la situation s’est détériorée. Les sondés estoniens sont les plus nombreux (36 %), comme en 2010, à avoir constaté une amélioration au cours de ces cinq dernières années.

Pour ce qui est des attentes, 74 % des répondants ne s’attendent à aucun changement sur ce point au cours des douze prochains mois, un chiffre stable dans l’UE. Au Luxembourg, ils sont même 83 % (+ 6) à répondre de la sorte, la proportion de sondés exprimant une inquiétude sur ce point ayant baissé de 4 points par rapport à 2010 pour atteindre 3 % seulement. En Grèce et en Estonie, l’humeur affichée par rapport à la situation actuelle et à celle d’il y a cinq ans se retrouve dans les attentes à douze mois : les Grecs se montrant les plus pessimistes et étant bien plus nombreux à ce faire qu’en 2010 (41 %, +9) et les Estoniens étant au contraire les plus optimistes (29 %, + 5).

La situation professionnelle

Dans l’ensemble, la majorité des sondés de l’UE  (56 %) se montre satisfaite de sa situation professionnelle. Quatre pays offrent un tableau plus sombre, à savoir la Hongrie, la Grèce, la Roumanie et la Lituanie, où les mécontents sont plus nombreux que ceux qui sont satisfaits. Au Luxembourg, le taux de satisfaction est en revanche parmi les trois plus hauts de l’UE, atteignant 75 % des sondés, même si on peut constater un léger recul par rapport à 2010.

Par rapport à il y a cinq ans, 48 % des sondés estiment que leur situation n’a pas changé, 23 % qu’elle s’est détériorée et 19 % qu’elle s’est améliorée. Le Luxembourg se distingue avec un taux de personnes ayant vu leur situation se dégrader qui est au plus bas : 6 % seulement. Ceux qui ont vu leur situation professionnelle s’améliorer sont 30 %, ce qui place le Luxembourg derrière la Suède où ils sont 45 %. C’est en Grèce et en Lituanie que les personnes ayant vu les choses se détériorer sont les plus nombreuses (48 %), ainsi qu’en Roumanie (46 %).

Les attentes pour les douze prochains mois sont majoritairement (UE : 60 %, LU : 59 %) sans changement, et ce partout dans l’UE. Les plus pessimistes sont les Grecs, qui sont 35 % à craindre que leur situation professionnelle ne se détériore, tandis que les Suédois sont eux les plus nombreux (32 %) à espérer une amélioration. Au Luxembourg, les personnes craignant une détérioration de leur situation professionnelle dans l’année à venir ne sont que 3 %, ceux qui espèrent mieux étant 23 %.

La situation financière du ménage

Au niveau européen, la santé financière des ménages satisfait 68 % (+3) des répondants. Sur ce point, le Luxembourg est en tête, 92 % des sondés affichant leur contentement. En revanche, les temps sont particulièrement durs en Hongrie, en Bulgarie, en Grèce, en Roumanie, au Portugal et en Lituanie où plus de la moitié des sondés trouvent mauvaise la situation financière de leur ménage.

Par rapport à il y a cinq ans, 45 % des sondés n’ont pas noté de changement, 35 % ont vu une détérioration et 18 % font état d’une amélioration de la santé financière de leur ménage. Dans sept pays, la Grèce (76 %, +6), la Hongrie (62 %, -5), la Roumanie (62 %, +2), la Bulgarie (57 %), la Lituanie (57 %, -6), la Lettonie (56 %) et le Portugal (57 %, +4), plus de la moitié des répondants ont constaté une dégradation de la situation. Le Luxembourg compte au contraire, avec le Danemark et la Finlande, parmi les pays qui affichent, derrière la Suède (50 %), le plus grand nombre de personnes ayant vu leur situation s’améliorer (31 %).

Pour une majorité d’Européens (60 %), il n’y pas de changement en vue pour les douze prochains mois. Les répondants grecs sont les seuls à penser majoritairement (61 %) que la santé financière de leur ménage va se dégrader, un avis qui n’est partagé que par 6 % (-4) des répondants du Grand-Duché. Les Estoniens se distinguent par leur optimisme, 36 % d’entre eux (+4) escomptant une amélioration des choses.

Le coût de la vie

Interrogés sur le coût de la vie, les Européens jugent à 73 % (+4) que la situation actuelle est mauvaise. Le nombre de ceux qui la jugent très mauvaise (29 %) a même grimpé de sept points par rapport à 2010. Ceux qui la jugent très bonne ne sont que 2 %, et ceux qui la considèrent comme plutôt bonne sont 24 % (-4). Si certains pays font figure d’exception, comme la Suède (72 % jugent la situation bonne), les Pays-Bas (65 %) ou l’Autriche (61 %), le Luxembourg, bien qu’au-dessus de la moyenne européenne, se retrouve cependant loin derrière avec 35 % de répondants jugeant la situation "bonne". Le camp des insatisfaits a en effet gagné neuf points par rapport à 2010 pour atteindre 65 %. Huit pays affichent des taux d’insatisfaction qui dépassent les 90 %, pour la plupart des membres récents de l’UE, à l’exception de la Grèce et du Portugal. L’Espagne a vu leurs rangs grossir de 13 points en un an, et ils sont désormais 83 % de la population. Sur cet indicateur, on ne note pas la moindre variation positive sur un an dans toute l’UE, un signe évident de malaise.

De même, si l’on demande aux sondés de juger de l’évolution du coût de la vie par rapport à il y a cinq ans, ils sont 80 % (+6) à répondre que la situation s’est détériorée, et seulement 3 % à considérer qu’elle s’est améliorée. C’est en Suède que la proportion de personnes jugeant que les choses se sont détériorées est la plus basse, mais elle dépasse pourtant les 50 %. Au Luxembourg, ce sentiment est partagé par 77 % des répondants, contre 71 % un an auparavant. Partout, à l’exception notable de la Lituanie où on note un recul de 13 points, ce sentiment s’est confirmé par rapport à l’an dernier. La plus forte variation étant observée en Slovaquie où 86 % des répondants ont constaté une détérioration au cours des cinq dernières années, alors qu’ils n’étaient que 66 % à partager cette impression l’an dernier.

Pour ce qui est de l’année à venir, 59 % (+4) des sondés de l’UE pensent que la situation sera moins bonne en matière de coût de la vie, contre 30 % (-5) qui pensent que les choses ne vont pas changer. Les optimistes sont 9 % (+1) dans l’UE. Au Luxembourg, 51 % continuent de penser, comme en 2010, que les choses vont aller moins bien, contre 35 % (-3) qui estiment qu’elles ne changeront pas et 12 % (+5, on peut noter ce regain d’optimisme) qui pensent qu’elles iront mieux d’ici un an. On observe sur cet indicateur de grandes variations de l’opinion dans certains pays, comme la Finlande où les personnes qui voient les douze prochains mois de façon sombre quant au coût de la vie sont passées de 35% en 2010 à 60 %. Un mouvement similaire peut être observé en Hongrie. A contrario, en Lituanie, les 54 % qui étaient d’avis que les perspectives étaient sombres en 2010 ne sont désormais plus que 29 %, le chiffre le plus bas de toute l’UE en 2011. C’est encore une fois en Grèce qu’une vision sombre des douze prochains mois est la plus répandue, puisqu’elle concerne 85 % des sondés, sans grand changement par rapport à 2010.

Le caractère abordable du coût du logement

En matière de coût du logement, l’insatisfaction règne. 71 % des Européens (+4) jugent mauvaise la situation, contre 25 % (-3) seulement qui la trouve bonne. Le Luxembourg affiche un mécontentement plus fort que la moyenne européenne puisqu’il atteint 85 %, grimpant de 5 points par rapport à 2010. Mais il y a pire encore puisque Chypre, l’Espagne et le Portugal dépassent la barre des 90 % de mécontents sur ce sujet. Dans six pays, les satisfaits sont cependant majoritaires, c’est le cas au Danemark (62 %), en Autriche (57 %), en Allemagne et en Estonie (56 %), en Suède (55 %) et enfin en Lettonie (53 %). On peut noter cependant aussi que, à quelques rares exceptions près, comme l’Irlande, la tendance est dans l’UE à une baisse de la satisfaction quant au caractère abordable du coût du logement par rapport à 2010.

D’ailleurs 65 % (+6) des sondés estiment que la situation s’est dégradée sur ce terrain pendant les cinq dernières années, contre 25 % (-4) qui n’ont pas vu d’évolution, et 5 % (-2) qui ont noté un progrès. Et la tendance est encore plus nette au Luxembourg où 82 % des répondants jugent que les choses se sont détériorées, contre 73 % l’année précédente. Une exception nette, l’Irlande, où 36 % (+5) des sondés ont constaté une amélioration. Quant à Chypre, la dégradation de la situation a été constatée par 91 % des sondés.

Pour ce qui est des perspectives pour l’année à venir, 43 % (+5) des sondés envisagent que les choses iront moins bien, contre 42 % (-4) qui présument qu’elles n’évolueront pas et 10 % seulement (-1) qui émettent l’espoir d’une amélioration. C’est au Portugal que le pessimisme est le plus net, 68 % des répondants craignant une dégradation de la situation. Un chiffre qui a grimpé de 15 points en un an, comme c’est le cas au Luxembourg où 58 % des répondants partagent désormais ces attentes. Les poussées d’inquiétude au sujet des perspectives en matière de coût du logement ont été les plus fortes (+ 19 points en un an) en Finlande et en Hongrie. Les plus optimistes sur cette question sont les Irlandais, avec un taux inchangé de 27 % de personnes qui attendent une amélioration dans les douze prochains mois.

Le caractère abordable des coûts de l’énergie

En matière de coût de l’énergie, la majorité des Européens (67 %, +5) affichent son insatisfaction, contre 30 % (-4) seulement de répondants jugeant les prix abordables. Avec 53 % de répondants partageant ce sentiment favorable, le Luxembourg compte parmi les sept pays où les satisfaits sont plus nombreux que les mécontents. Mais il est loin derrière l’Estonie où 82 % des répondants voient d’un bon œil les coûts de l’énergie dans leur pays. C’est au Portugal en revanche que l’insatisfaction quant aux coûts de l’énergie fait la plus grande unanimité, puisqu’elle atteint 95 %. La barre des 90 % de mécontents est passée aussi en Grèce (93 %), en Hongrie (91 %), à Chypre et à Malte (90 %). La plus forte variation enregistrée a fait pencher la Finlande vers une plus grande insatisfaction encore, sentiment partagé désormais par 78 % des répondants, contre 60 % en 2010.

De façon générale, dans l’UE, l’impression que la situation s’est détériorée par rapport à cinq ans auparavant est partagée par 70 % des répondants, un chiffre qui a pris 7 points en un an. Seuls 5 % ont vu les choses s’améliorer. Le Luxembourg est assez proche de la moyenne européenne avec 71 % (+5) de personnes ayant noté une dégradation, 17 % (-6) une stagnation et 6 % (+1) une amélioration. L’Estonie fait exception dans cette morosité ambiante avec 25 % de sondés faisant état d’une amélioration, contre 16 % qui ont vu une détérioration. La Grèce affiche quant à elle le record de 93 % de personnes ayant constaté une détérioration.

Pour la suite, les Européens n’attendent pas de miracles, puisqu’une majorité d’entre eux (53 %, +7, LU 56 %, +6) s’attend à ce que la situation se dégrade dans l’année qui vient en matière de coût de l’énergie. Seuls 9 % (LU 12 % -3) d’entre eux espèrent du mieux, tandis que 34 % (-6) (LU 28 %, -9) pensent que les choses ne vont pas changer.

Le fonctionnement de l’administration publique

Dans l’UE, la majorité des répondants (53 %) jugent mauvais le fonctionnement de la fonction publique, contre 41 % qui s’en satisfont. Le Luxembourg émerge nettement dans ce noir tableau avec 77 % (+12) de répondants qui font état d’un plutôt bon (65 %, +9) voire d’un très bon (12 %, +3) fonctionnement de l’administration publique. Derrière le Grand-Duché, on trouve l’Autriche (70 %), la Suède (67 %), l’Allemagne (66 %), l’Estonie (65 %), le Danemark (61 %) et la Belgique (57 %), pays où les sondés satisfaits sont nettement majoritaires. La Grèce affiche un taux record d’insatisfaction de 91 %, comme en 2010. C’est en Espagne et en Slovénie que les plus fortes variations ont été observées par rapport à 2010, le camp des mécontents y gagnant 12 et 9 points pour atteindre respectivement 66 et 62 % des sondés.

Par rapport à il y a cinq ans, 49 % des répondants estiment que les choses n’ont pas changé en la matière, contre 38 % qui pensent qu’elles se sont détériorées et 7 % qui ont vu une amélioration. Au Luxembourg, ce sont 70 % des répondants qui estiment que les choses n’ont pas changé, seuls 9 % trouvant que la situation s’est dégradée dans ce domaine alors que 15 ont vu une amélioration. Le pays où des progrès ont été constatés par le plus grand nombre de personnes est l’Estonie (21 %), tandis que c’est en Roumanie (65 %, +2), au Portugal (59 %, +10), en Italie (49 %, +9) et en Espagne (48 %, +13) que les sondés ont été les plus nombreux à évoquer une dégradation de la situation.

Pour ce qui est des douze prochains mois, 60 %  (LU : 62 %) des sondés ne s’attendent à aucun changement en matière de fonctionnement de l’administration publique. Les attentes des Grecs sont cependant particulièrement sombres puisqu’ils sont 60 % à penser que la situation va se dégrader.

Les prestations des services de santé

En matière de services de santé, le Luxembourg affiche un taux de satisfaction parmi les plus hauts de l’UE : avec 90 % de sondés jugeant très bonne (39 %) ou plutôt bonne (51 %) la qualité des prestations des services de santé, il se place juste derrière l’Autriche où 94 % des répondants se disent satisfaits. Dans l’UE, ce sont 62 % des répondants en moyenne qui se disent satisfaits, la Roumanie affichent le score le plus bas avec 13 % seulement de satisfaits, un chiffre qui a encore diminué par rapport à 2010 où 17 % des répondants avaient exprimé leur satisfaction.

Sur cette question, les avis sont partagés dans l’UE. Ainsi, 42 % (-2) des répondants en moyenne estiment que les choses sont restées les même par rapport à il y a cinq ans, alors que 44 % (+3) pensent qu’elles se sont détériorées. Seuls 11 % des répondants ont donc vu une amélioration en matière de services de santé. Au Luxembourg, 56 % des sondés n’ont pas noté de changement et 17 % ont vu une détérioration. Mais on note une évolution négative par rapport à 2010 : la proportion de répondants ayant noté une dégradation a en effet grossi de 8 points. Restent que 21 % des sondés continuent de considérer qu’il y a eu une amélioration par rapport à il y a cinq ans. C’est à Malte que les sondés sont les plus nombreux à avoir constaté une amélioration (48 % d’entre eux), tandis qu’en Roumanie, 81 % des répondants ont vu la situation se dégrader, un chiffre qui a connu une hausse de 9 points par rapport à 2010.

Pour ce qui est des perspectives, la majorité des Européens (55 %) n’attend pas de changement dans les douze prochains mois, un chiffre qui atteint 67 % au Luxembourg, et même 75 % en Finlande. Au Luxembourg, la proportion de ceux qui s’attendent à une amélioration (12 %) a baissé de 3 points par rapport à 2010. C’est en Grèce que le pessimisme se fait le plus sentir, seuls 4 % des sondés (-4) exprimant leur espoir que les choses iront mieux en la matière l’an prochain, contre 63 % (+9) qui pensent au contraire que les choses vont se détériorer. On peut aussi relever qu’en Hongrie, la proportion des optimistes quant à l’amélioration à venir des services de santé a chuté de 14 points en 1 an pour tomber à 12 %, le nombre de pessimistes ayant lui grossi de 19 points pour atteindre 35 %.

Les systèmes de retraite

En matière de retraite, on sent poindre une inquiétude certaine. En effet, au niveau de l’UE, seuls 39 % des répondants jugent très bonne (5 %) ou bonne (34 %) la situation actuelle. Ils sont donc majoritaires (53 % ; +1) à estimer la situation plutôt mauvaise (36 %) voire très mauvaise (17 %). Pour la majorité des Européens (52 %, + 4), la situation s’est par ailleurs détériorée par rapport à il y a cinq ans, seuls 5 % d’entre eux ayant vu une amélioration. Pour ce qui est des perspectives pour l’année prochaine, 48 % pensent que les choses ne vont pas changer (+5), 38 % qu’elles vont se détériorer (-4) et 8 % seulement qu’elles vont s’améliorer.

Les écarts sont cependant très grands selon les pays.

Le Luxembourg affiche ainsi un taux de satisfaction particulièrement élevé, comme les Pays-Bas et l’Autriche. Les répondants sont ainsi 31 %, un record, à juger très bonne la situation. Un chiffre qui est en hausse de 11 points par rapport à l’an dernier. S’ajoutent encore ceux qui voient la situation comme "plutôt bonne", qui sont encore 44 % (-5). La majorité des répondants du Luxembourg (55 %) n’a pas noté de changement par rapport à il y a cinq ans, seuls 7 % d’entre eux ayant constaté une détérioration. Ils sont d’ailleurs peu ou prou la même proportion (53 %, + 10) à ne pas s’attendre à des changements d’ici un an.

Mais en Grèce ou en Roumanie, la situation est vécue d’une toute autre façon. Les sondés grecs ne sont que 5 % à juger bonne la situation de leur système de retraite, contre 92 % qui la trouve mauvaise. En Roumanie, ils sont 87 % à exprimer leur insatisfaction à ce sujet. 93 % des répondants hellènes estiment d’ailleurs que la situation s’est détériorée par rapport à il y a cinq ans, un chiffre en hausse de 8 points par rapport à l’an dernier. Pour les douze prochains mois, ils sont 80 % à craindre que la situation se détériore.

L’Estonie et Chypre se distinguent du fait que 28 et respectivement 29 % des sondés ont constaté une amélioration en matière de retraite par rapport à il y a cinq ans. Et l’Estonie affiche d’ailleurs un optimisme qui se détache nettement (23 %, +11) pour les douze prochains mois.

En Allemagne et en France on peut observer, dans les perspectives concernant les systèmes de retraite, un recul de l’inquiétude des répondants : nombre de ceux qui, en 2010 encore, craignaient une détérioration de la situation (ils étaient 54 % en France et 49 % en Allemagne en 2010 et ils sont aujourd’hui 36 % et respectivement 38 %) ont rejoint les rangs de ceux, désormais majoritaires, qui pensent que les choses ne vont pas changer.

Les allocations chômage

En matière d’allocations chômage, 37 % des répondants jugent bonne la situation actuelle dans l’UE, tandis qu’ils sont 48 % à la trouver mauvaise. Un sujet qui révèle lui aussi des situations très différentes selon les pays. Avec 63 % de satisfaits, dont 25 % (+10) jugent même la situation très bonne, le Luxembourg se classe ainsi dans les pays dont les résidents sont le mieux lotis. L’Autriche affiche un taux de satisfaction qui atteint les 78 %, suivie par les Pays-Bas avec 70 %. Mais là encore, Grèce et Roumanie montrent une grande insatisfaction de leurs populations quant aux allocations chômage : 89 % en Grèce et 85 % en Roumanie jugent la situation mauvaise. On note en République tchèque une chute de 10 points du nombre de satisfaits par rapport à 2010, ceux qui jugent la situation mauvaise étant désormais 70 %.

Pour ce qui est de l’évolution de la situation au cours des cinq dernières années, 44 % des répondants de l’UE estiment que les choses se sont détériorées, et ils sont 34 % à penser que la situation n’a pas évolué. Au Luxembourg, le sentiment que les choses n’ont pas changé est partagé par 40 % de la population, 10 % seulement des sondés jugeant que la situation s’est détériorée. C’est en Grèce encore que le plus grand nombre de personnes (83 %, + 11) estiment que la situation s’est dégradée au cours des cinq dernières années. Mais la République tchèque et la Hongrie ont vu une forte augmentation (+16 et +14) en un an du nombre de personnes ayant vu la situation se dégrader par rapport à il y a cinq ans. En Allemagne et en Lituanie au contraire, les répondants sont moins nombreux à partager cette opinion qu’il y a un an (-16 et – 15 %). En Estonie, même s’ils sont moins nombreux qu’il a  un an, 20 % des sondés ont noté une amélioration des allocations chômage par rapport à il y a cinq ans.

Pour la suite, 49 % des Européens n’attendent pas de changement en matière d’allocations chômage dans les douze mois à venir et ils sont moins nombreux (33 %, -7) que l’an dernier à penser que les choses iront moins bien. Le recul de ce sentiment est spectaculaire en Allemagne et en Lituanie : -27 et -29 % par rapport à 2010, la grande majorité de ces personnes comptant maintenant sur une situation stable en matière d’allocations chômage, un sentiment partagé désormais par 66 % et respectivement 57 % des répondants. Au Luxembourg, 54 % (+4) des sondés ont des attentes similaires. Les plus pessimistes sont les Grecs, avec 77 % (+3) de répondants s’attendant à une dégradation dans l’année à venir. Mais la Hongrie affiche une poussée frappante de pessimisme en matière d’allocations chômage : en 2010, 25 % seulement des répondants s’attendaient à une dégradation dans les douze prochains mois et ils sont désormais 55 %, soit une progression de 30 points. C’est en Estonie que les attentes d’une amélioration sont les plus partagées, puisque ce sentiment est affiché par 20 % (+5) des sondés alors qu’en moyenne dans l’UE, cet optimisme ne concerne que 9 % des répondants.

Les rapports entre les personnes d’origines culturelles ou religieuses différentes ou de nationalités différentes

Pour une majorité d’Européens (52 %, -3), les rapports entre les personnes d’origines culturelles ou religieuses différentes ou de nationalités différentes sont bons, contre 42 % qui les jugent mauvaise (+1). Sur ce point, le Luxembourg se distingue nettement, avec 78 % de personnes ayant cette bonne impression, un record dans l’UE même si on observe une baisse de trois points par rapport à 2010. Les sondés qui jugent la situation quant à ces rapports très bonne sont 15 % (+3) au Grand-Duché, ce chiffre ne dépassant les 10 % que dans deux autres Etats membres (l’Autriche et la Slovaquie) pour une moyenne de 5 % dans l’UE. Dans l’UE, huit Etats membres affichent une majorité de personnes jugeant la situation mauvaise : la Belgique (53 %, +7), la République tchèque (58 %, +10), la Grèce (59 %, +8), la France (56 %, +1), l’Italie (50 %, -5), Chypre (51 %, +12) et la Hongrie (52 %, +4).

Par rapport à la situation il y a cinq ans, 47 % des sondés pensent que les choses sont restées les mêmes, contre 35 % qui pensent qu’elles se sont détériorées et 12 % qui estiment qu’elles se sont améliorées. Au Luxembourg, 61 % des sondés pensent que la situation n’a pas changé, contre 18 % qui considèrent qu’elle s’est détériorée et 15 % qui la voit comme meilleure. Les plus fortes variations par rapport à l’enquête précédente sont enregistrées en Grèce et à Chypre où 66 % (+20) et 51 % (+21) des personnes pensent que les choses ont empiré à ce sujet.

Une majorité de répondants (58 %) estime que les choses ne vont pas changer dans les douze prochains mois dans ce domaine. Ils sont 70 % à partager cette attente au Luxembourg. C’est encore une fois à Chypre que les attentes se sont assombries le plus nettement en la matière, 38 % estimant désormais que les choses vont empirer alors qu’ils étaient encore 22 % à avoir cette impression en 2010. En Grèce, ce sentiment est partagé par 58 % des répondants (+12). C’est au contraire en Estonie que les espoirs d’une amélioration sont les plus vifs, puisqu’ils concernent 24 % des répondants (+5).

La manière dont les inégalités et la pauvreté sont traitées

Pour ce qui est de la manière dont les inégalités sont traitées, le Luxembourg affiche un taux de satisfaction record dans l’UE de 58 % (+8), contre 31 % de répondants qui jugent mauvaise ce traitement. Dans l’UE, la majorité des répondants (67 %, +3) pense au contraire que les inégalités et la pauvreté sont mal traitées, contre 27 %. Avec le Luxembourg, seule Malte affiche un rapport inverse à la tendance européenne, à savoir un nombre plus grand de personnes qui pensent que la question est bien traitée (48 % contre 40). C’est en Grèce que la situation est jugée la plus grave puisque 90 % des répondants (+3) jugent mauvaise la manière de traiter les inégalités et la pauvreté. Mais on observe une hausse de 12 points de cette opinion en Espagne par rapport à 2010, et seuls 29 % des répondants y estiment désormais que la question est bien traitée.

Par rapport à la situation il y a cinq ans, 44 % (+3) des Européens pensent que les choses se sont détériorées, contre 42 % (-2) qui estiment que les choses n’ont pas changé et 8 % (-1) qui ont vu les choses s’améliorer. Au Luxembourg, la majorité des répondants (58 %, +3) pense que les choses n’ont pas changé, un chiffre record dans l’UE, et seuls 17 % jugent qu’elles se sont détériorées, un point sur lequel se distingue aussi le Grand-Duché. En Grèce en revanche, 79 % (+14) des répondants disent avoir vu la situation s’aggraver en 5 ans, un sentiment qui a bondi en Espagne par rapport à 2010 puisqu’il est partagé désormais par 53 % de la population contre 39 % un an auparavant.

Pour l’année à venir, la majorité (53 %) des Européens ne voit pas de changement en vue pour ce qui est de la manière dont les inégalités et la pauvreté sont traitées. 31 % pensent que la situation va se dégrader, contre 11 % qui estiment au contraire qu’elle va s’améliorer. Des chiffres stables par rapport à 2010 au niveau de la moyenne européenne, même si on relève là aussi des variations assez marquées dans certains Etats membres, comme en Hongrie où les pessimistes sont passés de 23 à 42 % en l’espace d’un an. Le Luxembourg est placé juste derrière l’Estonie, la Suède et l’Italie en termes d’attentes favorables, 17 % des répondants espérant du mieux dans l’année à venir, contre 62 % (+7) qui n’attendent pas de changement. Le nombre de pessimistes a donc reculé de 7 points au Grand-Duché par rapport à 2010 pour atteindre 14 %, le chiffre le plus bas de l’UE.