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Economie, finances et monnaie - Énergie - Environnement
Le plan de relance du président Barroso voté au PE
Pour l’eurodéputé vert Claude Turmes, le plan "ignore les urgences" et est un "gâchis"
06-05-2009


logo Verts-ALEL’eurodéputé vert Claude Turmes, qui est aussi vice-président du Groupe des Verts/ALE, a exprimé sa déception après le vote sur le plan de relance d’un montant de 5 milliards d’euros du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui a été adopté avec le soutien des groupes PPE, PSE et libéral.

Ce plan, qui est pour Turmes un plan de "non-relance" aura pour effet que "la plupart des 5 milliards alimenteront les comptes déjà bien remplis des pétroliers et d’autres multinationales européennes de l'énergie".

Turmes est d’avis que "les projets retenus pour la séquestration de carbone et  les infrastructures de gaz et d'électricité n'ont pour la plupart, faute d'autorisations requises, aucune chance d'aboutir dans les 2 années à venir et n'auront qu'un faible potentiel de création d'emplois".

Le groupe des Verts avait proposé une toute autre approche; prendre les 5 milliards d'euros du budget européen pour assurer le risque - en ces temps de turbulences financières - des prêts des banques publiques européennes comme la BEI ou nationales comme la KfW ou la Caisse des Dépôts. Cela aurait permis selon les Verts d'avoir un effet levier sur l'investissement avec à la clef 50 à 80 milliards de crédits à l'investissement injecté dans l'économie européenne.

Les Verts avaient prévu de concentrer ces investissements sur des secteurs de l'économie où les chances de créations d'emplois étaient les plus grandes, comme les rénovations de bâtiments, les modernisations de transports publics et les écotechnologies, ce qui aurait permis de répondre au chômage et de diminuer les gaz à effet de serre.

Les Verts dénoncent "les réflexes nationalistes du ‘juste retour’ des pays contributeurs nets au budget de l'Union comme l'Allemagne", "le poids des lobbies des multinationales" et le président Barroso, qui "a agi comme secrétaire du Conseil au lieu de développer une vision stratégique européenne et faire preuve de courage politique".

Pour les Verts, l’Europe a "plus que jamais besoin d'un changement". D’où un appel aux électeurs que "l'enjeu des élections européennes est plus que jamais ‘STOP BARROSO’ en élisant un Parlement européen qui lui barre la route et ouvre la voie à un nouvel élan politique à la tête de l'exécutif européen". En effet, jusqu’à maintenant, PPE et PSE se sont mis d’accord sur un renouvellement du mandat du président Barroso, même si cette option n’est pas incontestée dans les rangs à la fois du PPE et du PSE.